« Chrome OS sera lancé dans un an, uniquement sur des netbooks ». Cela ne vous rappelle rien ?
Par exemple la déclaration d’un jeune homme nommé Bill Gates et précisant bien la position de sa jeune société par rapport à la grande IBM :
« Windows n’a pour vocation que d’aider les petites machines à disposer d’un système de fenêtrage. Les machines plus puissantes ont vocation à utiliser un système plus complet comme OS/2. Il va de soi que Microsoft n’a en aucune façon la prétention de se présenter en tant que concurrent d’IBM ».
Aujourd’hui, la capitalisation boursière de Microsoft est sans doute supérieure à celle d’IBM, Windows est partout, et plus personne ne parle d’OS/2 sauf dans les repas d’anciens combattants.
M’est avis que Steve Ballmer est en train d’y penser et va mal dormir, vous ne croyez pas ?
Bah, à partir du moment où un OS fonctionne et rend les services qu’on lui demande, pourquoi ne pas le mettre partout?
Tiens, par exemple, c’est le cas de Linux et Linux est partout… ah non, tien, Linux n’est pas partout: il a la même cible que Windows et pourtant ne représente qu’en gros une dizaine de pourcent des OS.
Chrome OS ? Ca sera encore plus dur pour lui, même avec le poids de Google derrière.
Non, la déclaration de Microsoft est toujours partiellement vraie, Microsoft est toujours complètement absent des « super- »calculateurs. A l’époque de leur déclaration (1987) ils n’avaient pas imaginé que l’utilisation et la popularité du PC allait autant exploser pour devenir un outil central dans tous les foyers.
Quand à ChromeOS les limitations actuelles dues au Cloud computing font que Google ne peut pas utiliser ce système sur des machines plus polyvalentes que les Netbooks. Ces limitations incluent, entre autre:
_ L’interaction avec les périphériques extérieurs (scanner, imprimante, …)
_ La latence et le débit d’interaction avec les serveurs distant. (On ne peut pas exporter un jeu rapide par exemple, ou tout autre application nécessitant une grosse puissance graphique)
Pour rappel, le but du cloud computing consiste à exporter la charge de calcul et ses données du PC vers un serveur distant ce qui permet:
_ De ne pas avoir besoin d’un gros processeur pour faire fonctionner sa machine et la majorité des applications.
_ De pouvoir accéder ses données depuis n’importe quelle machine connectée à internet.
Une meilleure interaction avec les périphérique ne fera qu’alourdir l’OS de google, tout comme le report de l’interaction en local (qui ne changerait rien avec le schéma actuel). La priorité de Google est avant tout d’avoir un OS ultra-léger qui puisse fonctionner en toute fluidité sur une machine aux très faibles performances (et peut-être à terme faire le lien avec Androïd sur les téléphones, de la même manière que Dell annonçant un futur Smartphone ou Nokia un futur notebook.)
Pour les « gros » PC, ChromeOS apparaitra en surcouche sur Windows (ou autre) que ce soit par le biais de leur navigateur Chrome (Tel que cela se fait déjà avec Google Doc et Google Wave) ou par le biais d’une machine virtuelle. L’hégémonie de Google pourrait venir si le Cloud Computing venait à exploser, Microsoft ayant un projet en cours pouvant aboutir d’ici 4 à 8 ans et Apple n’ayant pas encore (officiellement) pris le tournant.
A noter, En France le plus grand ennemi du cloud computing est Hadopi (et par extension l’industrie du disque) car si on te supprime ta connexion internet, ton PC ne peut alors plus fonctionner. Ce même Hadopi qui limitera l’accès au Wifi décourageant la mise en place des Hot Spots (pourtant primordiaux dans l’accès à l’information de la société moderne). Et ce problème d’accès étant accru par la faible concurrence pour l’accès internet via la téléphonie mobile, nos offres étant lamentables et hors de prix (en prouve les actuelles affaires de factures exorbitantes chez Orange).
Ironiquement le cloud computing pourrait marquer la fin du piratage « traditionnel » par la contrefaçon et la copie illégale, les données n’étant plus copiées localement mais restant en ligne sur un serveur distant (et il n’est pas possible d’apposer un crack sur une application qui n’est pas sur notre PC).
Si le cloud computing se généralise, il sera alors aussi contraignant de ne pas avoir accès à internet que de ne pas avoir accès à l’électricité.
« yes i agree with you », ton analyse me semble tout à fait fuste.
à+