Est-ce que l’on peut mesurer la modernité d’une ville à la présence ou non d’un Apple Store ?
Je vais éclaircir ma question.
Vous connaissez tous le département du Loiret, qui est assez représentatif de l’écart qui existe entre nos Régions et notre belle capitale.
Bien sûr, et heureusement, il y a en France, en Province, des villes comme Bordeaux, prospères, modernes, fortes d’un patrimoine culturel que le monde entier nous envie (les vins en particulier).
Mais il y a aussi le revers de la médaille. Il y a des régions grises et sales, comme le Nord Pas de Calais, et des villes comme Orléans, où l’on en fait ni vin, ni gastronomie, ni quoi que ce soit d’ailleurs. Des villes où les gens sont tristes, peu amènes, et se marient entre cousins, quand ce n’est pas pire.
Or, à Bordeaux, on trouve un Apple Store. Pas à Orléans, Lens ou Valenciennes.
Des villes comme Orléans n’ont visiblement pas la lumière.
Et c’est là que ma question est double.
Est-ce de l’Apple Store que doit venir la lumière, où est-ce la lumière qui fait venir l’Apple Store ?
Est-ce que l’Apple Store est un don divin, ou est-ce qu’il se mérite ?
Pour que le débat reste neutre, je demanderai à nos amis provinciaux qui, de passage à Paris – ou à Bordeaux -, peuvent provisoirement bénéficier d’un accès à Internet et à la culture, de ne pas intervenir.
Je ne sais pas.
Je ne connais pas Orléans, ni le Loiret, ni le Pas de Calais.
Bordeaux, j’y suis allée deux fois, et les seuls souvenirs que j’en garde sont la complexité de leur système informatique dans un certain domaine, et les merveilleuses frites du restaurant « L’entrecôte ». Quant à l’Apple store, je ne sais qu’en dire, sinon que vers chez moi on trouve des pommes un peu partout, surtout sur les arbres, dès que l’on quitte le centre ville.
Je suis donc mal armée pour vous répondre, mais je tenais tout de même à vous dire que vous m’avez manqué, que je suis heureuse de vous retrouver, et que je suis toujours… houla ! je m’égare… Heuuu, revenons-en au vin, oui, voilà, le vin : hahaha ! C’est bon, ça, le vin, pas vrai ?
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P.S. : Chéri, vous auriez du rajouter « lol » à la fin de votre question. Ça nous aurait évité les poncifs pédants, les banalités pénibles et autres lieux communs tous plus chiants les uns que les autres de Pauline ou Acif machin pour qui humour ne rime jamais avec toujours.
Ah, un rideau de pommes
Orléans, c’est pas la banlieue de Paris?
Marlowe, je suis si heureuse,
tout comme Dalva vous me manquâtes
Connûtes vous Limoges?
Qu’est-ce que la modernité ?
Une ville comme Strasbourg qui a été l’une des premières à avoir le tram, qui a un système de transports publics hyper-performant, des km de pistes cyclables, est-elle moins moderne que Bordeaux ? Je ne le crois pas.
Valenciennes est une plus petite ville que Bordeaux et une ville qui s’est beaucoup modernisée.
Si l’on prend le cas de Lille, cette ville possède la plus grande librairie de France, le Furet du Nord, auprès de qui la librairie Mollat de Bordeaux, ne fait pas le poids.
Orléans n’a peut-être pas la lumière de l’Apple store, mais la lumière de la vallée de la Loire est très particulière et magnifique.
Regardez le ciel !
Quel rapport entre un « Apple Store » symbole et propagande d’un vil consumérisme et la culture ?
Orléans ne me paraît pas spécialement correspondre à la définition de ville inculte (cf. Histoire). Pour le Nord, le constat est effectivement moins reluisant mais tout de même, pourquoi tant de mépris et de supériorité ?
Certaines villes historiquement attractives (telle Bordeaux) le plus souvent pour des raisons géographiques permettent un brassage culturel, ethnique qui favorise l’émergence de nouvelles idées, d’un dynamisme qui enrichissent les habitants (au propre comme au figuré). Ce phénomène s’auto alimente. C’est le principe du « On ne prête qu’aux riches ».
L’implantation de grandes enseignes ne se fonde que sur des potentialités économiques puisqu’elles n’existent que pour faire du profit. Leur objectif strictement philanthropique (apporter l’accès à la culture ou dans le cas d’Apple Store au divertissement) m’échappe. Mais je peux me tromper.
Ce serait donc l’espoir d’un profit pécuniaire (lumière) qui attirerait les grandes enseignes.
Quant à parler de don divin, ne nous égarons pas bien que l’argent soit devenu le dieu de beaucoup…